Onirisme fuyant 
 

 Onirisme fuyant


Des lèvres vermeilles
Lorsque la lumière s'éveille
D'un geste suspendu
A une folie retenue
Encore des rêves aimantés
Pour un coeur affolé
Un regard voilé
Qui filtre la vérité
Des sourires aimants
Un corps en mouvement
Usine désaffectée
Pour une angoisse étirée
Les désirs affluent
Et repartent inassouvis, perdus.


# Enviado el lunes 06 de abril de 2009 04:21

 
Application 
 

 Application

Peau, esprit noctambule
Emerger sous un soleil irridescent
Continuer à aimer en effleurant

Atteindre enfin la matière
Prières annihilées pour une réalité concrétisée
Se laisser dériver
En gardant les yeux ouverts

Apprendre à connaître, échanger
Renverser, s'approprier les reflets
Se découvrir à travers l'autre
Transcender les consciences enchaînées

Rire, aimer, assembler
Créer.


# Enviado el lunes 16 de marzo de 2009 12:38

 
<<Beaucoup trop à donner pour risquer de ne pas vivre.>> T.
 

 <<Beaucoup trop à donner pour risquer de ne pas vivre.>> T.


Fuite consciencieuse
Sauter au-dessus des rochers dentelés
Un surplus abjuré
Pour une rédemption silencieuse

Continuer cette régularité d'apprentissage
S'enivrer d'un moment
Accueillir l'émergence d'images

Capturer puis façonner la beauté
Semer aux bons endroits

Chaque fruit a sa saison
Le coeur a ses propres raisons

Pouvoir contourner le cristal infrangible des vertus
Pour ensuite mieux le toucher
Savourant cette lumière perdue.

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# Enviado el jueves 05 de marzo de 2009 11:50

Modificado el jueves 05 de marzo de 2009 12:17

 
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Elle est assise sur cette chaise bancale, une tasse de café entre ses mains, un rayon de soleil caressant sa nuque.
La vapeur s'échappant de la tasse créait de fines gouttes sur son visage; les yeux clos elle pense.
Le moteur du réfrigérateur ronronne, les pas du voisin du dessus résonnent dans le plafond. Elle pense encore, ses mains parcourant le dessus de la table, ses doigts cherchant une rayure, une fissure sur laquelle s'attarder.
Elle se voit comme un fardeau. Une gorgée amère, un soupir, une gorgée amère, un sourire. Elle se lève, chancelant légèrement pour allumer la radio. Une partie de basse entraînante retentit dans la pièce provoquant des frissons en bas de son dos. Elle pense, laissant apparaître un léger froncement de sourcils, puis délaisse, abandonne pour se diriger vers son reflet. Une inconnue lui fait face. Elle scrute ce visage qu'elle sait familier mais elle essaie, juste comme ça. Khôl débordant, lèvres gercées, joues rosées, cheveux électrisés, yeux perçants. Elle prend conscience de ce corps, cette machine qui lui permet d'exister, d'influer sur le monde, les autres, le destin. Fascinée, un peu apeurée.
Par où commencer?

Elle a en elle un trésor qu'elle ne peut partager faute d'ouverture.

Mais elle pense:

Amo ergo sum
J'aime donc je suis.




# Enviado el jueves 19 de febrero de 2009 08:21

Modificado el jueves 19 de febrero de 2009 08:34

 
 Annonciation 
 

  Annonciation

L'orage gronde dans mes perceptions
Encore subir des affres de l'âme
Chaleur intense puis angoisse
Me fermer, avancer les yeux clos

Inquiétude manifestée
Silence

Un changement se prépare
Ni triste, ni inquiète


Seulement blasée.

# Enviado el miércoles 18 de febrero de 2009 06:30